Le petit train d'Anduze à Saint jean du Gard


Les vases d'Anduze..........couleur traditionnelle de l'atelier créateur " Les enfants de Boisset"

 

On ne peut évoquer Anduze sans aborder  ses célèbres vases.

 

 La ville d’Anduze était déjà au XVIIe siècle, un centre de production de poterie important et reconnu, en vaisselle de toute sorte, en tuiles et tuyaux de canalisation, en bassines pour les filatures de soie, en jarres à huile et toute la poterie utilitaire.

 

 La légende nous dit qu’un potier d’Anduze ayant vu, à la foire de Beaucaire, grand centre d’échange commercial de l’époque, des vases Médicis venus d’Italie, s’en serait inspiré, pour créer le vase d’Anduze, haute poterie élégante ornée de guirlandes retenues par des macarons.

 

 L’histoire n’a pas retenu précisément le nom du potier mais l’on sait que le plus ancien vase connu à ce jour est signé par Henry Gautier aîné, potier d’Anduze en 1782.

 

 Depuis les potiers ont su perpétuer la fabrication de ces vases renommés dans le monde entier.

 

À l’origine destiné à l’ornementation des jardins et terrasses, le vase d’Anduze “vernissé flammé” aux chaudes couleurs trouve aussi aujourd’hui sa place à l’intérieur dans toutes les pièces à vivre s’accordant parfaitement avec tous les styles, tous les mobiliers.

 

 Si sa fabrication reste traditionnelle, une plus grande diversité de teintes se développe, vernissées unies, vieillies ou cérusées, offrant un plus large choix de ces vases qui ont fait la renommée d’Anduze.

Les nôtres devant les escaliers de la maison à Péronne

Patrick Galtié

 

Talentueux céramiste de Saint Quentin La Poterie( près d'Uzès), les décors sont peints à la main sur des vases d’Anduze.
Réalisés uniquement sur 
commande il faut  compter trois mois maximum pour les grosses pièces

 



Le parcours du petit train à vapeur, sur une voie unique

 

 

Partez à la découverte des paysages des Cévennes grâce au Train à Vapeur. Le départ est donné en gare d’Anduze.

Après un long tunnel de 833m, le train s’engage sur un viaduc métallique franchissant le Gardon. 
La gare de Saint-Jean-du-Gard est atteinte après les 13,2 km de cette ligne construite par le PLM de 1903 à 1909.

 



A bord ........avant le tunnel

Le tunnel de Corbès

L'entrée
L'entrée
La sortie
La sortie

 pendant la traversée.....

C'est qui l'auteur ??

Le TGV va plus vite car il a arrêté de fumer

....MDR



Les paysages

Vallée du gardon

Le pont à Anduze
Le pont à Anduze
..depuis le pont des Abarrines
..depuis le pont des Abarrines
L'arrivée sur St Jean du Gard
L'arrivée sur St Jean du Gard

La bambouseraie de Prafrance

 


Au passage on peut admirer de haut la bambouseraie de Prafrance (connue aussi sous le nom Bambouseraie d'Anduze). C est un jardin exotique situé à Générargues dans le Gard.

 

 Unique en Europe particulièrement célèbre pour sa forêt de bambous, le domaine, d'une superficie 34 hectares (le parc, seule partie ouverte au public, couvre à lui seul 15 hectares) à 11 km au sud-ouest d’Alès et à 2 km au nord d’Anduze, contient des bambous plantés à partir de 1856 par Eugène Mazel.

 

 Les bambous prospèrent dans ce site qui bénéficie d'un climat très favorable à leur culture et forment une véritable jungle. Ce parc a servi de cadre pour le tournage de plusieurs films, dont Le Salaire de la peur d'après le roman de Georges Arnaud et de Paul et Virginie.

 

Vues du train qui s'y arrête....

Roue à aube
Roue à aube

Peu ou prou les mêmes paysages vu du ciel.....sans la fumée 



Le musée des Vallées Cévenoles à Saint Jean du Gard

Le musée des vallées cévenoles présente de très nombreux objets consacrée à la vie traditionnelle, sociale et économique en Cévennes

L'intérieur du Mas

Assez vaste, c'est celle où l'on vit. C'est là que se situe l'âtre, que l'on prépare et consomme les aliments. C'est là que l'on rencontre les autres au cours des veillées. lumière. C'est lui qui chauffe la salle commune. Le mur devant lequel est l'âtre est protégé par une plaque de fonte ou de pierre décorée. Les chenets et landiers tiennent les bûches, un entourage de tôle évite que les cendres ne se dispersent. Les aliments y sont cuits. Les marmites de cuivre, de métal de cloche, le potin, ou de fonte pour les plus modernes, suspendues à la crémaillère, servent pour la soupe et la production d'eau chaude.  La padèla à longue queue sert pour les fritures, la cuisson à l'étouffée se fait dans des cocottes de terre, au contact des braises. Pour la cuisson estivale des aliments un potager alimenté par du charbon de bois remplaçait le feu de la cheminée.

 

Cette pièce témoigne de la spiritualité, élément fondamental de la Cévennes traditionnelle, dans son aspect le plus quotidien. Les gravures murales présentant les réformateurs, Moïse tenant les tables de la loi, une assemblée protestante, marquent l'appartenance de la cellule familiale à la religion réformée.
 La Bible ouverte sur la table symbolise le culte familial et l'enseignement religieux qui s'exerce au sein même de la famille. Dans l'armoire, des ouvrages de piété : Bibles, psautiers, sermons, prières... de l'époque des persécutions ayant appartenu à des milieux extrêmement modestes de paysans ou d'artisans, mettent en évidence que la possession et la pratique de tels ouvrages et donc de la lecture et de l'écriture étaient non pas l'apanage des notables, mais largement populaires. Il s'agit bien là d'une des singularités de la Cévennes rurale huguenote.

 

 

La salle des outils

 

On va y trouver des outils, objets et documents relatifs à des domaines divers :

 

 mobilier, ustensiles domestiques, aménagement du territoire, transports, activités de production agricole (céréales, vigne et surtout châtaignier…), activités d'élevage (abeilles, moutons, cochon, chèvre…), activités d'acquisition (chasse, pêche…), activités artisanales, industrielles, histoire et vie religieuse, éducation...

 

 

 

 

Les instruments de pesée

 

D'autres commerces avec un extérieur plus lointain se pratiquaient par l'intermédiaire de négociants. Ces échanges et communications, complétés par les échanges humains des migrations saisonnières, le passage d'ambulants nombreux, ont fait que le pays n'était pas aussi isolé, ni son économie aussi fermée qu'on l'a prétendu. On retrouve dans le musée, évoquée dans le thème du transport, la trace de ces échanges. La présence d'objets de provenance extérieure à la région (objets domestiques en particulier, comme les verreries, les poteries, les articles de bronze…) en témoigne également. Les instruments de mesures linéaires, volumétriques et pondérales, qui servaient à régler ces échanges commerciaux, ont été aussi rassemblés.

 

 

Les machines
Ponctuellement, chaque exploitation, surtout dans les vallées, produisait d'abord pour satisfaire un maximum à ses propres besoins, puis pour vendre si possible. Dans cette vieille Cévenne pauvre, peu d'argent circulait l'économie était la première règle de vie. Le superflu n'existait pas. Beaucoup d'objets étaient fabriqués à la ferme, sans passer par l'intermédiaire d'arti-sans spécialisés. Il s'agit par exemple, des objets de vannerie en éclisses de châtaignier ou paille de seigle. On faisait appel à des artisans pour des travaux spécialisés, notamment ceux du fer. Des outils de cordonnier, serrurier, maréchal, tonnelier, sabotier... rappellent quelques-unes de ces activités artisanales. Les réserves conservent bon nombre d'outils appartenant à l'ensemble des artisanats traditionnels.

 

 

 

 

Le vers à soie
D'origine chinoise, la sériciculture a été introduite en Occident aux alentours du Vle siècle. Ses premières traces en France, apparaissent en Cévennes dans la région Anduze au XIIIe siècle. On l'observe bien présente au cours des siècles suivants notamment à Alès et dans la Vallée borgne. Autour de 1600, à la suite des travaux de l'agronome du Vivarais, Olivier de Serres, auteur du Théâtre de l'agriculture et ménage des champs dont un des chapitres est entièrement consacré à la sériciculture, Henri IV prenant conscience de l'intérêt de cette activité pour l'économie du Royaume en encouragea le développement.

 

 En Cévennes toutefois, ce n'est qu'au XVIIIe siècle que la sériciculture a connu un véritable essor. En effet, en 1709, un gel dévasta ce pays déjà très pauvre et diminué par les récents troubles religieux et la guerre "des Camisards".
La châtaigneraie fut fortement atteinte et pour longtemps. Encouragés par les Etats du Languedoc, les habitants développèrent à grande échelle la culture du mûrier qui passa au rang de première rente foncière. L'éducation des vers à soie devint une activité majeure entraînant une extension du bâti sans précédent. Le tirage des cocons produisant le fil de soie, d'abord familial, s'industrialisa au XIXe siècle, de nombreuses filatures se construisirent dans les bourgs. L'activité séricicole cévenole a atteint son apogée vers 1850.


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